Méta

Blanqui en Gilet Jaune

Je ne reviendrais pas sur le bien fondé même du mouvement, beaucoup se sont déjà Attardés dessus. Je m’attarderais ici, sur les sous-bassements du mouvement, sa structure, ses mécanismes et son environnement.

Incapacité des syndicats

Le plus grand retournement politique est sans aucun doute, la énième trahison de la CGT, pas que celle ci soit étonnante mais qui est révélatrice de ce que sera la nouvelle donne du pays, qui déclara de la bouche de son président, Martinez « Il y a des récupérations politiques et patronales (…), certains grands patrons favorisent les arrêts de travail »

Et de ce fait, à refuser de soutenir le mouvement, privant les syndicats d’usines de pouvoir le faire, mais pire encore, en luttant clairement contre, avant de vouloir carrément le détruire en le supplantant par une ridicule manifestation de la CGT le 1er décembre.

 

Le réformisme fossoyeur du syndicalisme révolutionnaire

C’est finalement bien l’illustration de ce qu’est devenu le syndicalisme Français depuis son ralliement à l’ordre de la société contre qui jadis elle lutait férocement, acceptant ses règles, son jeu, mais plus grave, ses principes fondateur, son illustration est bien celle de fonctionnaires syndicaux encarté dans le jeu libéral, discutant et négociant avec le Medef, ne combattant plus pour faire valoir une société autre, mais pour demander à celle ci, et ses maître du Medef une petite part du gâteau un peu plus succincte, tout en jetant l’anathème, lutte des classes Oblige, sur le petits patrons de micro entreprise.

Mais de la même façon que l’ouvrier était un paysans délocaliser dans une usine , le petit patron, n’est qu’une branche du prolétaire d’usines, qui à défaut d’avoir son indépendance par le syndicalisme de coopération, décida de le devenir par soi même, contre les mêmes.

Finalement la question posé c’est qui de Martinez ou de la micro entreprise est plus proche de la définition du travailleur prolétarien ? Les Gilets Jaunes ont répondu à la question, et mis un terme définitif au peu de légitimité que gardait les traîtres syndicaux.

 

Vision marxiste anti « patron » dans un paysage économique français de PME et de petits patrons

Plus étonnant, mais significativement marquant, c’est l’observation de la transformation du paysage économique français et son impact sur le syndicalisme et la lutte des classes marxiste.

La courbe en chute des adhésions syndical suit scrupuleusement celle de la transformation du paysage économique Français des années 80 jusqu’à 2000, passant de 22 % en 1975 à 15 % en 1984 pour stagner autour des 8 % depuis 1995, à mesure que les ouvriers devenaient des petits entrepreneur, et des salauds de Patron pour les marxistes.

 

Et pourtant, plus le syndicalisme en France s’effondre, plus sa visibilité n’a fait qu’augmenter, manifestation sur manifestation,  revendications, mais finalement toujours discussion en bureau , comme si il fallait contenter le prolétaire qui lui n’a jamais réellement abandonné la lutte vitale et révolutionnaire du premier syndicalisme, en le faisant frissonner par l’étalement de la puissance physique et matériel du mouvement, pour accoucher toujours, d’une souris. Et c’est précisément ce qui inquiète la force déclinante des syndicats de bureau, que la classe ouvrière et productif lui échappe, qu’elle décide enfin de s’extraire de son emballage révolutionnaire et contestataire, pour aller la porter elle même, la révolution, et aujourd’hui, en Gilets Jaunes, avec ceux qui manifestement leurs ressemblent le plus, des Patrons en Gilets Jaunes.

Si le projet de la révolte, est celle de la lutte contre les privilèges et l’acharnement systématique du sommet à vivre sur et aux dépends de la base, c’est peut être bien au cadre syndicaliste que ça fait peur.

 

Principe général d’une manifestation

De fait la France d’en bas, la base ou encore la France périphérique, ce qui reviens à dire la même chose. court-circuitant les corps intermédiaire intégrés au système, c’est rassembler massivement le 17 puis encore le 18 et les jours d’après, inédit dans l’histoire de la 5e république, jusqu’à son apothéose prévu pour le 24 novembre directement sur la Capitale.

Et une triple division s’effectue déjà, non pas directement stratégique, ou encore idéologique, le mouvement étant horizontal et bien trop différent d’un bout à l’autre d’un même rassemblement, mais psychologiquement.

Et comme pour tout mouvement quel qu’il soit, la division tiens en une dichotomie à 2.5 camp.

  • Les opposants, les déterminés et les tièdes.

De par son aspect massif et horizontal basé sur une révolte qui touche un sujet de société général, le socle sociologique en est bien trop diversifié pour qu’une opposition clairement idéologique puisse naître physiquement contre le mouvement, pour preuve, l’impossibilité, et pour le RN, et pour Mélenchon de rejeter le mouvement pour ses discours et ses adhérents tantôt nationaliste, tantôt socialisant, sans risquer de se mettre à dos sa propre base électoral par ricochet. De ce fait, et parce qu’il n’y a que les Habitants de grande métropole qui ne sont pas touché par ce sujet de société, qui puissent amalgamé de façon bourgeoise le mouvement à celle non pertinente politiquement, des cul terreux sauvage de la périphérie, cantonne largement, l’opposition sur les RS, ou par des mouvements d’humeur individuelle d’automobiliste bloqué fondé sur le simple rapport à sois même.

En écartant le facteur idéologique du débat, et de l’échec des médias bourgeois à tenté d’amalgamé le mouvement à tantôt des racistes (mais dont des non blancs prennent part), tantôt l’extrême droite (mais dont des gilets jaunes estampillé mai 68 sont présent) ou encore des black blocs (mais dont des participants portent des pancartes contre les migrants), cela a poussé la contestation du mouvement populaire des gilets jaunes, dans la simple réaction individualiste épidermique qui ne possède aucune conscience collective. Ce qui pousse le mouvement à se radicaliser d’avantage, ce qui constitue le deuxième point de la division du mouvement. Celle entre « radicaux » et « tiède ».

 

A quoi bon manifester ? A quoi cela sert t-il ? Radicaux et tièdes.

Une manifestation est définit en premier lieu par l’objectif qu’elle se donne.

Montrer son existence par le fait visuel et physique, et/ou agir pour une cause par une action massif.

Une manifestation en bref, est une démonstration permettant de créer un rapport de force entre deux parties, en l’occurrence, entre les manifestants, et le gouvernement, et plus largement l’état donc.

La stratégie elle, a plus à voir avec la psychologie des dits manifestants. Action ou démonstration.

Ceux qui pensent n’avoir plus rien à perdre, ou qui ont trop perdu au regard de ce qu’ils pourraient récupérer, et ceux qui pensent qu’ils ont trop à perdre au regard de qu’ils risquent en tentant de récupérer.

Ce facteur psychologique à plus à voir que des considération de stratégie militante, au vu du mouvement horizontal et désorganisé constitué sur des considérations individuelles touchant au porte feuille de chacun. La révolution, ou le parti électoral révolutionnaire. En définitif tout cette division tiens plus de la lâcheté et de la peur, dans l’attente finalement, de finir par rejoindre le camp des radicaux dans la durée.

 

Logique d’un rapport de force

Parce qu’au regard de l’histoire moderne des manifestations, il est bien évident, que la démonstration de simple présence n’a jamais été un rapport de force en-soi.

Et si le mécanisme de la tiédeur tiens d’avantage de la lâcheté que de la prudence, elle est surtout une lâcheté complice de celui qui attend une récompense du pouvoir, qu’il combat, en pensant que sa modération dans sa lutte, contrasté par sa différence avec les radicaux, lui vaudra une égal modération du système. Et c’est précisément ne rien y comprendre, mais après tout le pur sentiment que sont la peur ou la lâcheté n’y sont pas propice, à ce qu’est un rapport de force, et à la nature même de l’état bourgeois.

L’état est évidement une force de coercition, détentrice du Monopole de la violence légitime dirait Weber, au service comme tout état, de sa classe dominante, sur qui, son système de valeurs ce fonde, et imprègne le reste de la pyramide.

Déjà en 1913, un auteur s’insurgeait du pacifisme de la CGT, mais plus encore, il s’interloquait de la tolérance et de la bienveillance étrange que lui portait la bourgeoisie.

« Cela est si vrai qu’on ne comprendrait pas la tolérance singulière du gouvernement vis-à-vis d’un congrès comme celui qu’a organiser la CGT contre la guerre et où elle semble avoir pris des résolutions d’un caractère extrêmement grave, si la situation était vraiment critique ; cette tolérance singulière et l’espèce de demi-silence fait par la presse bourgeoise autour de ce congrès  – on se serait attendu à de furieux aboiements – s’expliquent très bien, au contraire, s’il ne s’agit que d’utiliser, en vue de la paix réel et du renforcement du système bourgeois de la paix armée, la protestation même de la classe ouvrière contre la guerre. Ce congrès se trouveraient ainsi, selon toute apparence, avoir servi les intérêts de la Ploutocratie « satellites de la ploutocratie », écrit Corrradini en parlant des socialistes ; il est triste d’avoir à étendre cette infamante qualification aux syndicalistes eux-mêmes. C’est que malheureusement , les syndicalistes semblent, dans leur protestations à priori contre la guerre, n’être animés que de sentiments d’un caractère beaucoup plus bourgeois que de vraiment ouvriers. ils semblent oublier, eux, révolutionnaires soi-disant à tous crins, que la guerre peut, dans certains cas, être un événement révolutionnaire de premier ordre. Ils se placent pour la condamner à un point de vue purement sentimental, tolstoïen, pacifiste bourgeois, ou même, ce qui est pire encore, on croirait parfois ne percevoir, dans leurs cris d’effroi à la perspective de la guerre, que le cri de la simple peur physique. » Jean Darville. cahiers du cercle Proudhon

« Une société qui repousse, définitivement et par instinct, la guerre et l’esprit de conquête est en décadence : elle est mûre pour la démocratie et le régime des épiciers »  Nietzsche, Volonté de puissance.

Et si les forces bourgeoises sont passé de l’entrepreneuriat productiviste des usines, à la rente, plus grand est son pacifisme que ses bénéfices sur le dos des travailleurs nationaux sont important. La paix en vérité, et comme nous le montre ses textes historique, est en tout temps, depuis toujours, aux bénéfices de la bourgeoisie. La guerre ne profite jamais aux puissance de l’argent, elle n’est que source de dérangement dans les affaires, et si la reproche est souvent faite par les tièdes, que les animaux eux, ne font point la guerre entre eux, aux contraire de l’homme, ils en oublient peut être le principe de la lutte vitale.

A celui qui veut être un bovin avachit, qu’il ne se plaigne pas d’être cloisonné dans le près du fermier pour son lait.

 » Nous savons, que beaucoup de ces courants pacifistes qui traversent l’atmosphère européenne, sont de sources ploutocratique. C’est ainsi que sont pacifiques les trois nations : la France, l’Allemagne et l’Angleterre, parce qu’elles son Ploutocratiques. En s’opposant à la guerre de Libye  comme à la guerre balkanique, le pacifisme bourgeois, comme le pacifisme socialiste, aide la ploutocratie à maintenir, par la main du turc, en Europe, la tyrannie de l’injustice et en Afrique la tyrannie de la stérilité, qui est la suprême injustice contre l’éternelle nature » Corradini.

Changer le nom, et ce texte parle de la France de 2018.

  • Bonnets Rouges

Si il y a bien un sujet, un modèle, qui revient en permanence sur le tapis des gilets jaunes, c’est bien celui de ces fières Bretons en bonnets rouge, levés comme un seul homme, face à une situation assez similaire, de taxe certes, mais d’abord d’humiliation du peuple.

 

Si la Bretagne, régionaliste de son être, est parfois inconséquente dans son discours, généralement illogique dans sa vision, toujours du fait de la social-démocratie, humaniste, pacifiste et gouvernementaliste, elle conserve une conscience de soi communautaire donc collective dans ses veines, rationnellement mal définie , mais concrètement bien réel. Fait particulier, en France métropolitaine (corse non inclus)  qui en fait un réalité bien appart, et à tout les égards, exceptionnel.

Et c’est bel et bien un rapport de force violent qui eu lieux, touchant directement aux intérêt de l’état, et mieux encore, à ses infrastructure. Qu’on se souvienne que pour manifester contre l’écotaxe, le centre d’impôt à terminer en cendres !

Si il ne fallait retenir, qu’une seule chose des Bonnets rouge c’est bien ça :

La contagion de la peur chez les socialistes vis à vis de la Bretagne après les bonnets rouges. Les politiciens n’échappent pas aux caractéristiques d’une foule, pire elle est une foule homogène, propres aux sectes, clubs particuliers et .. aux partis politique.

Laissez s’immiscer une fois le doute chez la majorité parlementaire, un soupçon de peur, et par effet de contagion du sentiment, tout le parlement se raccrochera au train de Ségolène Royale.

dont acte.

  • Exemple Communautariste

Quitte à parler des exemples annexe des mouvements, révoltes et autres synonymes pour parler de groupe créant un rapport de force. Contrairement à la réaction généralement pavlovienne et épidermique sur le sujet, à droite comme à gauche du spectre politique, les manifestations communautaire des immigrés face à la mort d’un des leurs, quel que soit la raison, me paraît un sujet intéressant, pour nous même, à étudier.

En vérité, les opposants comme les défenseurs politique qui juge de leur soutient ou non sur la légitimité de la colère de l’affaire se fourvoient totalement dans leur approche du phénomène. Les minorités communautaire à l’initiative des événements, elles ne se la pose pas, de fait elle le sont, puisqu’elles existe pour créer un rapport de force entre un groupe clairement conscient de lui même, et de son environnement jugé comme irrémédiablement hostile puisque ne leur appartenant pas, de fait dans leur vision des choses, le rapport de force est nécessaire pour mettre une pression au groupe opposé, à savoir la Justice, mais plus largement la société elle même mal définit puisque intellectualiser selon une approche ethniquement auto-centré, et donc, l’état, qui de par son existence et donc son hégémonie vis à vis d’eux, minoritaire, est une force de coercition contre qui ils se doivent de créer un rapport de force permanent pour la lutte vitale.

On ne s’étonnera donc pas, du laxisme latent, voir souvent ordonné par le haut, de la justice et de sa force armée qu’est la police envers la délinquance du bas, sans rentrer dans des considérations politique, au vu de la situation des zones de banlieue à majorité immigrée (fils d’immigrés compris), dans n’importe quelle autre pays du monde civilisé, ces zones seraient tout bonnement rasées. Et pourtant en France, pas.

Si il fallait rentrer dans les détails de l’utilité du rapport de force pour les plus sceptique, ou les moins à même de comprendre empiriquement la situation donné par tiédeur. Le mot clé est « lutte vitale de groupes opposés ».

Ces groupe, n’ont pas la respectabilité que porte encore beaucoup de français pour sa police, pensant encore à l’espoir de la rallier à leur cause, en ne comprenant pas, que si, la conscience collective et national a disparue chez les classes les plus à même d’en avoir une, à savoir, le bas peuple productif, ce n’est pas en haut lieu que celle ci existe toujours. Il n’y a finalement qu’une seule manière d’agir collectivement, le rapport de force permanent, mettre en branle l’existence même de l’état, sa justice, et ses supplétifs, quand celle ci, tente de reporter son échec sur la délinquance contre le peuple passif, qui à la mauvaise idée de croire aux respect des autorité comme porte de sortie honorable.

 

Principe d’une grève général

La gréve général, il est bon de le savoir, est d’abord un concept d’origine Française, provenant du courant syndicaliste révolutionnaire.

La gréve général est l’une des diverses visions stratégiques du socialisme, qui définissent comment doit aboutir la mise en place de la nouvelle société. ce débat, comme ceux sur la doctrine, ou l’orientation politique donnée au socialisme, a été source de nombreuses divisions au sein du mouvement de « pensée » socialiste à travers le monde, et les âges. Mais c’est bien celle ci, contrairement en Russie ou en Allemagne, qui prit le pas en France, dont elle est originaire, et dont même après le rattachement du wagon syndical à la queue du train du Parti communiste Français et sa doctrine toute Marxiste outre-rhin du Grand soir, puis carrément réformatrice sous Mitterrand, continua d’être fortement incrustée dans l’esprit des syndicaliste Français.

Cette dernière d’abord stratégique et opérative, avant de devenir mythe mobilisateur sous Sorel, consiste, en l’extension de la manifestation sporadique et résiduelle, à comme son nom l’indique, la grève général coordonné sur tous le territoire, dans toutes les usines, les chantiers et plus largement tous les secteurs productif de l’économie, faisant s’effondrer la force de la société bourgeoise, le marché et les forces de l’argent.

La grève général, était la démonstration parfaite dans l’action, ou plutôt dans l’inaction la plus totale, de la conscience de classe des travailleurs Français, et donc, son primat, les travailleurs conscientisés, agissant comme un seul homme, détruisant l’économie du pays, sa classe dirigeante et donc l’oppression de celle ci.

Comme dis juste avant, son primat était, et est toujours, la conscience collective des travailleurs, qui aujourd’hui n’est plus que parcellaire.

 

Perte de la conscience collective

Même si le mouvement est horizontal, donc décentralisé et sociologiquement éparse, l’unicité d’un sujet n’existe pas en sociologie, même si la croyance individualiste de l’individu comme absolu porteur intrinsèque de ses propres valeurs et de sa propre singularité le nie, toute personne est toujours imbriqué, dans une catégorie sociologique, un environnement commun créant les dites catégories sociologiques d’une même réalité vécue. Ce rappel de vérité ne sert qu’à démonter une idée observée sur un sujet isolé mais largement répandu dans une certaine couche sociologique des Gilets Jaunes, de l’image d’Épinal de Mai 68 comme révolte populaire et modèle pour la manifestation actuelle, largement répandue chez une partie de la vieille classe ouvrière blanche et plus largement encore chez une jeunesse embourgeoisée et consommatrice, vivant dans une société qui est le résultat direct de la révolte de mai68.

2 points me viennent alors :

  • Si celle ci fut une réussite comme le scande la part de manifestants menaçant directement le renouvellement de cette dernière, que ne fut t-elle pas néfaste au point d’en redemander une, alors même que nous vivons sous les résultats de la première.
  • Si celle ci fut un échec dont résulte les menaces de réussir la nouvelle version d’aujourd’hui et au risque de créer un biais cognitif chez les principaux scandeurs, je rappellerais à qui veux bien l’entendre que Marine le Pen a bel et bien été écarté au second tour pour conserver l’esprit même de mai 68 sous les hospices de Macron qui en était le représentant officiel.

De plus et c’est peut être valable pour les deux cas, et ce qui me fait dire que tout ceci est finalement une image d’Épinal, si le mouvement d’aujourd’hui pousse certains à penser que tout cela résulte des mêmes conséquence et demande les mêmes résultats que le premier mai 68, alors que font les principaux initiateur de cette dernière dans le camp des opposant aux Gilets Jaune. Pour n’en citer qu’un, M. Daniel Cohn-Bendit.

C’est fondamentalement ne pas comprendre et c’est ce que ne comprennent pas ce groupe qui se fait le principal ourdis contre la société de consommation, que c’est précisément dans les années 70 après les résultats de mai 68, que cette dernière pris son essor, et que mai 68 renfermait intrinsèquement en son sein,  comme étant sa définition, une libération, non plus marxiste, contre l’oppression du capital, mais contre la conscience collective,  vu comme une oppression du collectif, contre l’individu, le poussant dans les bras de l’individualisme le plus forcené, accomplissant son pure désir, définition de son unicité et de sa libération dans le dit marche de consommation contre qui c’est néo-68tard ce font les opposant.

Résultat la bourgeoisie fut la première à accepter le nouveau système de valeur de 68, s’extrayant de sa morale, effectivement bourgeoise, pour s’accomplir totalement dans le libéralisme économique sans aucun remord. Mais pire encore l’embourgeoisement progressif et apparemment progressiste des classes ouvrière, de ceux d’en bas, consommant les productions de leurs aînés, et au bout du chemin leur propre production pour le prix d’un smic dépensé dans l’exutoire de la consommation.

Un smic, il est vrai, rehausser pendant la même période, par les syndicats de collaboration.

Le Smic et la consommation contre la conscience collective, mince succès mais surtout principale cause de la difficulté moderne du soulèvement collectif.

 

Post modernité et passage au blocage général

Comme j’ai pu le développer en profondeur dans les deux dernière partie, les prérequis d’une grève général n’existe plus en France, la conscience collective est devenue parcellaire, et quasi exclusivement adosser à ses propres intérêt individuel, ou pour dire plus simplement, à son porte feuille.

Cette conscience disparut, elle ne permet plus non plus, d’action coordonné tel qu’une foule homogène pourrait le faire, les intérêt étant touché par une raison commune mais impactant d’une manière trop différente pour résulter de la même façon d’envisager l’action.

Nous avons donc pu assister, non pas à une grève général, pour les raisons édicter, et par le fait, que les syndicat de collaboration est clairement, encore une fois trahit l’opportunité de soulèvement au bénéfice du bien communs, en se distanciant des Gilets Jaunes, mais à un phénomène que l’ont peut appréhender et définir comme étant une version bâtarde de la grève général, que j’appellerais, le blocage général.

Celui ci étant, à défaut d’une inaction volontaire des acteurs productifs d’un pays, une inaction forcé de ces derniers par la frange déterminé ou radical , comme j’ai pu le définir plus tôt dans cet article, du mouvement populaire des Gilets Jaunes. Et déjà nous avons pu voir les médias au service du système, utilisé les mécontent de cette stratégie pour terroriser la masse contre le mouvement. Ici nous avons pu voir, un commerçant, qui avait participer le premier jour au blocage, jusqu’à ce que ce même blocage, continuer sans lui, n’entrave sa propre activité économique. Tout le cynisme est là, le blocage ne devant une mauvaise idée seulement quand j’en suis la victime.

Cette stratégie n’est bel et bien qu’une version bâtarde de la grève général rendu obligatoire pour créer un rapport de force, que par la cause du cynisme mû par la seule conscience individualiste des tièdes, ils leur sera bon de trouver de haute raisons intellectuelle à cette opposition du blocage quand pourtant ils faisaient partit des 78 % de Français favorable au mouvement, mais pourtant ce qu’il en résulte, c’est la seule peur de son propre confort. Loin est mon idée de vilipendée le fait de conserver son gagne pain, mon observation touche au fait, que comme toujours, l’opposition vient de l’intérieur par ceux là même qui deviendront radicaux dans quelques années… le jour où sa boulangerie coulera à son tour sous les impôts.

La violence exutoire de l’esclave 

« La révolte des esclaves dans la morale commence lorsque le ressentiment lui-même devient créateur et enfante des valeurs : le ressentiment de ces êtres, à qui la vraie réaction, celle de l’action, est interdite et qui ne trouvent de compensation que dans une vengeance imaginaire. […] Ce renversement du coup d’œil appréciateur – ce point de vue nécessairement inspiré du monde extérieur au lieu de reposer sur soi-même – appartient en propre au ressentiment : la morale des esclaves a toujours et avant tout besoin, pour prendre naissance, d’un monde opposé et extérieur : il lui faut, pour parler physiologiquement, des stimulants extérieurs pour agir ; son action est foncièrement une réaction.»

Ici et là, nous avons assisté, à des orgies de violence, d’autoritarisme, et de jouissance du pouvoir. Le Gilet Jaune tenant son barrage, découvrit sans s’y attendre, la joie féroce, de contrôler son propre territoire, d’être le maître, pour une fois de l’organisation spatial, sous le regard inactif de la police, force de maintient de l’ordre du pouvoir qui le domine. Révolte des esclaves est une belle allégorie, mais plus encore, dans un autre contexte, les textes de Corridani prennent sens. Plus qu’un repoussoir pour la masse édicter par les médias, cet étalage de pouvoir récupérer devrait être une ode de vocation au petit peuple, regarde, on a le pouvoir, tout ce qu’il suffit, c’est un gilet jaune !

 

Incapacité de la masse

Gustave le Bon nous l’avait déjà dis, et l’histoire après elle n’a fait que lui donner plus raison encore que l’étude de l’histoire d’avant, une foule, émotionnel par essence, la décision structuré intellectuellement n’existe pas, ou plutôt, est impossible.

« C’est justement cette mise en commun de qualités ordinaires qui nous explique pourquoi les foules ne sauraient jamais accomplir d’actes exigeant une intelligence élevée. Les décisions d’intérêt général prises par une assemblée d’hommes distingués, mais de spécialités différentes, ne sont pas sensiblement supérieures aux décisions que prendrait une réunion d’imbéciles. Ils ne peuvent mettre en commun en effet que ces qualités médiocres que tout le monde possède. Dans les foules, c’est la bêtise et non l’esprit, qui s’accumule. « 

Par son caractère de foule, le rassemblement à Paris, risque de toute évidence d’être un bain de sang, ou un énorme flop, en fonction de si la contagion se fait de par un sentiment de violence déterminé ou de lâcheté en son sein.. Dépourvue comme nous l’avons dis, de réseau structurant et d’organisation interne, elle ne peut être que désorganisé et difficile à manœuvrer, à la différence des Bonnets rouges, comme je l’ai dis, qui elle possédait ces prérequis structurant.

Et pourtant ci et là, entres les rassemblements s’allongeant et dérapant dans une désorganisation des plus totale, a pu être observé des rassemblement coordonnés, des slogans édictés par une seule voix, des marches allant dans le même sens, où plutôt, des slogans édicté par une personnes puis par d’autre d’une seule voix, suivant un homme marchant et donnant la direction.

Le dénominateur commun entre ses rassemblements coordonnés, a été l’émergence de leader, d’action, à contrario des leaders porte parole que les médias ont tenté de mettre en valeurs.

comme le disait Gustave le Bon, le leader de foule à été souvent lui même le possédé de sa cause, avant de la posséder. Aussi à Lyon, greffé au mouvement populaire, l’Action Française a pu donner se faire le cerveau collectif de l’ensemble.

« Les hommes réunis en foules perdent toute volontés et se tournent d’instinct vers qui en possède une » Gustave le Bon, psychologie des foules

De cette observation, il est donc possible d’appréhender, le mouvement populaire, comment étant capable de mener une action significative qu’elle recherche, comme toujours, le rapport de force, et plus loin encore, le Coup de Force. De la trahison des syndicats, comme toujours depuis son intégration au modèle qu’elle prétendait combattre, la dotation du cerveau collectif dont la vague du peuple a besoin viendra comme du 6 février 1934, des militants farouchement anti système et non intégrés à ce dernier, de mener le peuple à son but. Il n’en tient qu’à cela. Si l’horizontalité à été la force du mouvement à ses débuts, rendant la critique idéologique compliqué pour l’opposition aussi bien que le désordre intérieur par l’infiltration du réseau, c’est bel et bien la greffe d’un cerveau qui rendra possible, non plus seulement une démangeaison pour le pouvoir, mais une menace affirmée.

« Si la masse est une vague dans un verre d’eau, le changement déterminant ne peut venir que de celui qui s’empara du verre pour diriger la vague en dehors de sa prison »

 

Le Blanquisme matrice de la révolte à la France

 

De ce long pavé jeté dans la marre, et dont l’écho sera entendu par ceux qui le veulent bien, aboutit deux constats.

D’une part, comme je l’ai développé dans la 1ère partie traitant du syndicalisme Français, ce dernier est inefficace d’une part, et anti-socialiste d’autre part, pour deux raisons :

  • D’abord, elle a abandonné sa lutte fondatrice contre le système bourgeois, son système de valeur, sa philosophie et par conséquent, la société démocratique de marché libéral pour se raccrocher au carrosse doré de Jaurès et son implication social-démocrate dans le parlementarisme.
  • Puis, après la seconde guerre mondiale, se raccrocher cette fois au Parti communiste Français, galvaudant son héritage déjà mis à mal par l’implication dans le système qu’elle avait pour mission de faire tomber, pour s’enticher de l’héritage communiste à la russe du PCF, qui d’ailleurs, lui même avait abandonné, sans renier son orthodoxie marxiste, sa volonté de révolution.

C’est précisément, cette vision du marxisme, presque russe, après la révolution bolchevique, qui est la source de l’incapacité du socialisme (révolutionnaire) Français depuis 1945. Et c’est d’ailleurs une réflexion que je n’ai jamais pu lire, une autre forme de déracinement et de colonisation culturel, que les principales sources conceptuelles, doctrinaires, en bref les références politique socialistes, mais plus largement Françaises, soient aujourd’hui, quasi exclusivement étrangère.

Ce sujet mériterait un article à lui seul, vu sa prégnance moderne, le socialisme français ne lisant plus que Marx sous le prisme de ses commentateurs et disciples allemand ou russe.

Comme le démontrait Gustave Le Bon, et comme le prouve tous les jours les modes, les concepts et l’atavisme des peuples, un concept aussi universel soit-il, sortant de la théorie pour se réaliser dans la réalité devra s’adapter aux particularités de cette dernière. Il n’y a plus que les fainéants de l’observation ou les universalistes dogmatique qui nieront que l’Allemagne, n’est évidement pas la France, de même que les allemand ne sont de toute évidence pas des Français, et que bien visiblement, si nous avons des racines communes, l’arbre à poussé, de tel manière que nous interprétons le monde, les idées, et la réalité sous un angle qui est en adéquation avec nos « êtres » particulier.

« Nos actes conscients dérivent d’un substratum inconscient créé surtout par des influences d’hérédité. Ce substratum renferme les innombrables résidus ancestraux qui constituent l’âme de la race. Derrière les causes avouées de nos actes, il y a sans doute les causes secrètes que nous n’avouons pas, mais derrière ces causes secrètes il y en a de beaucoup plus secrètes encore, puisque nous-mêmes les ignorons. La plupart de nos actions journalières ne sont que l’effet de mobiles cachés qui nous échappent.

C’est surtout par les éléments inconscients qui forment l’âme d’une race, que se ressemblent tous les individus de cette race, et c’est principalement par les éléments conscients, fruits de l’éducation mais surtout d’une hérédité exceptionnelle, qu’ils diffèrent. Les hommes les plus dissemblables par leur intelligence ont des instincts, des passions, des sentiments fort semblables. Dans tout ce qui est matière de sentiment : religion, politique, morale, affections et antipathies, etc., les hommes les plus éminents ne dépassent que bien rarement le niveau des individus les plus ordinaires. Entre un grand mathématicien et son bottier il peut exister un abîme au point de vue intellectuel, mais au point de vue du caractère la différence est le plus souvent nulle ou très faible. » Gustave Le Bon. Psychologie des foules.

Les disciples Germains et Russes de Marx, puis plus tard, le néo-marxisme post 68, n’agissent et ne pensent qu’en attente du Grand soir, théorie de l’attente perpétuel et indéfini de l’inéluctable chute du capitalisme sous ses propres contradictions. Ce qui m’amène au deuxième point de mon constat.

La preuve par l’histoire que le Grand soir n’arrivera jamais.

Comme j’ai pu le développer dans la partie sur mai 68, les conséquence de cette révolte étudiante à prouver que le capitalisme loin d’être comme dans la vision dichotomique Marxisante, une entité mue seulement par une oppression de classe, est un système économique reposant sur un système de valeur propre, qui est le libéralisme. Ce dernier loin de chuter dans ses contradictions, comme présumé par la stratégie du Grand soir, digère ses contradiction pour s’étendre, toujours. Le changement de paradigme économique a aussi bouleversé les vieilles thèses marxistes sur une lutte uniforme entre deux entités absolu, qu’était le Patronat, donc la bourgeoisie, et le prolétariat. Comment appréhender cette nouvelle donne, que sont les micro entreprise et les TPE-PME, qui représente aujourd’hui, la majorité du paysage économique Français.

Déjà à l’époque de la commune de Paris, aux yeux des marxistes, il n’y avait pas eu de lutte des classes au sens « moderne » du terme. Du fait de la composition et de cette union impie selon elle, des artisans et des petits patrons, avec les ouvriers. Politiquement composé, de .. Blanquistes et de Proudhoniens.

« Si les Gaulois sont ardents et prompts à entreprendre une guerre, pour supporter les désastres leur esprit est mou et sans résistance. » Jules César 

L’attente sied mal aux Gaulois, il se fait vite fatalisme et quoi de plus fataliste que l’attente d’un grand soir qui n’arrive jamais. L’attente que « ça pète », c’est de ne pas le faire soi même, et c’est mourir dans l’attente.

Les 3 grands exemples de l’esprit Français portés à l’action, non pervertis par l’esprit et les adaptations faites pour d’autres peuples, pour d’autres environnements. Sont finalement toutes des révolutions tout de suite, et maintenant. La révolution de 1798 puis de 1830, la commune de Paris et l’échec du soulèvement du 6 février 1934. Toutes ont ce dénominateur commun qu’elle ne s’appuyait pas sur l’attente du Grand soir, mais sur ce que Trotsky déclara sur le Blanquisme :

« En principe, l’erreur du blanquisme consistait à identifier la révolution avec l’insurrection. L’erreur technique du blanquisme consistait à identifier l’insurrection avec la barricade. »

Amère aveu d’un homme qui avait vu de ses yeux que la seul révolution communiste de son époque ayant fonctionné était celle des Bolcheviques, traités à l’époque de .. Blanquistes.

 

En Conclusion, Blanqui plutôt que Marx, et qu’advienne la révolution Nationaliste, Socialiste mais surtout, Gauloise !

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