Douce France

Barrage de Caussade, les travaux reprennent

Le Barrage de Caussade est un projet vieux de presque 40 ans, réactivé en 2011.

Il prévoit la création d’une retenue d’eau, pour le lac artificiel qui doit lui-même être creusé avant d’être rempli. L’artificiel « Lac de Caussade » ainsi créé devrait contenir 920.000 m³ dont au moins la moitié du volume est prévue pour l’irrigation d’une vingtaine de cultures, de noisettes, de pruneaux, de betteraves, d’oignons, d’ail ou de maïs.

Un projet vital, ballotté

Entièrement financé par les agriculteurs regroupés au sein du syndicat départemental des collectivités irrigantes. Soutenues par le syndicat coordination rurale, la chambre d’agriculture, le conseil départemental, la confédération paysanne ainsi que des élus de tous bords, le projet est estimé à 3 millions d’euros.

 

Censé lutter contre la sécheresse régulière des exploitations, le projet avait d’abord été validé par la préfecture, avant d’être inopinément refusé par la nouvelle préfète, sous la pression des ministres de l’Écologie et de la transition écologique en soutien de l’Agence française pour la biodiversité et du Conseil national de protection de la nature.

Qu’à cela ne tienne, le syndicat porteur de ce projet vital pour l’économie agricole locale a tout de même repris les travaux en ce début d’année 2019, une dizaine de pelleteuses et engins de chantier s’activent, profitant du beau temps de la nouvelle année.

France nature environnement et la société pour l’étude, la protection et l’aménagement de la nature dans le Sud-Ouest a également porté plainte et demande « des pénalités financières pour chaque journée de travail constatée ».

Sur place, malgré quelques oppositions, aucune ZAD (zone à défendre) n’a encore vu le jour. Les opposants se gardent bien de mettre les pieds sur un terrain gardé par des vigiles. Pour Serge Bousquet-Cassagne, « Sivens a fait un mal fou au monde agricole. Nous sommes chez nous et le droit de propriété, c’est sacré. Nous ne céderons pas face à de petits préfets de province, à l’Etat ou aux écolos de Paris ». Il semble pourtant que l’Etat veuille aujourd’hui remettre de l’ordre autour des eaux troublées du petit cours d’eau de Caussade.

Ce qui se cache derrière ce projet

Nous avons donc, actuellement, à Caussade, petite ville de 6000 habitants, des agriculteurs, vivant de leurs champs et de leurs rendements, cherchant une solution à la sécheresse fréquente de ces derniers en lutte contre des associations écologistes. Une citation de Clouscard me vient spontanément.

« Ils n’ont retenu de cette répression totalitaire (le besoin de rendement sur le marché libéral) que des aspects partiels : ainsi la pollution. Du coup, la relation constitutive du mode de production ( la spécificité des rapports nature-travail) est méconnue, ce qui a comme effet de proposer une conception de la nature d’une affligeante pauvreté (celle-ci n’est plus qu’un décor qui se doit d’être bucolique et agréable; des fleurs et des oiseaux). »

La nature et l’homme

La mission écologiste est louable et nécessaire. C’est évident, et un rare consensus politique, néanmoins c’est oublier une chose.
Les étangs, les lacs et les bocages, aussi bien que les prairies tapissées de centaines d’espèces de fleurs, tout ce qui constitue aujourd’hui l’émerveillement des citadins écologistes, ne sont pas une nature vierge, dégradée par l’homme.

Ils sont eux-mêmes un modelage des hommes présent en ces lieux ; qu’ils ont façonnés au cours de l’histoire, construisant les paysages si naturel et cohérent d’aujourd’hui. Les anciennes carrières devenues des lacs et aujourd’hui des havres de nature pour les citadins. Les étangs inopinément présents en abord de pâturage, créant un microcosme écologique, et ramenant à elle une flore qui n’y avait pas sa place. Les bocages du Gâtinais, et son réseau d’étangs constitué sur un marécage asséché par l’homme et façonné par ce dernier pour lui permettre d’y vivre de la terre. Marécage dont le nom même du Gâtinais atteste l’assèchement. Gâtinais voulant dire, terre stérile, inculte et impropre.

Les écologistes ne comprennent pas que ceux qui ont façonné les paysages qu’ils défendent aujourd’hui, comme une perfection naturelle vierge de l’homme, sont ceux qui ont légué à travers les âges, la gestion de cette nature aux agriculteurs d’aujourd’hui.

C’est ce que Clouscard disait. Quand l’écologiste citadin voit la nature, les paysans en sont les gestionnaires. Et au risque de voir tout le territoire s’assécher et devenir stérile, ces derniers le modèlent pour le faire perdurer et être de nouveau en harmonie avec elle.

Si la nature est un musée pour les écologistes, qu’ils laissent les « conservateurs » du musée travailler.

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